" Hommes femmes, mode d'emploi "
Hommes - femmes : mode d'emploi
Après plusieurs années de vie commune, certains couples s'en sortent plutôt bien, alors que d'autres s'enlisent dans un quotidien insatisfaisant ou des conflits permanents. De recette miracle il n'y a pas… Mais quelques petites règles élémentaires peuvent contribuer à faire durer son couple dans le bonheur et la sérénité. Pour vivre durablement son couple, il faut être sûr de "rouler dans la même direction". Si vous désirez avoir un enfant, ne choisissez pas un partenaire qui n'en a aucune envie sous peine de vous heurter fatalement à un obstacle majeur dans l'évolution de votre couple. Evoquez aussi ensemble des notions telles que la fidélité, la liberté, l'indépendance. Mieux vaut être sur la même longueur d'ondes. De temps en temps, refaites le point : vous évoluez et votre histoire d'amour aussi. Sachez vous adapter aux nouvelles donnes de votre existence commune en toute connaissance de cause.
La découverte et la redécouverte de l'autre : Pour aimer quelqu'un, il faut apprendre à le connaître. Intéressez-vous à ses petits plaisirs, ses préférences et ses espoirs, mais aussi ses craintes et ses préoccupations. Cette attention de chaque instant vous conduira à établir une relation de confiance et de compréhension mutuelle. Sachez être rassurant-e. Dans un couple, la notion d'insécurité entraîne celle de peur. En instituant la confiance, vous pouvez réussir à ce que votre couple ressemble à un havre de paix, à un réel engagement. Ainsi, vous réussirez à vous abandonner à l'amour, à l'autre, en laissant libre cours à vos émotions.
S'aménager des espaces de liberté : Votre vie en dehors du couple (sorties, discussions, lectures, activités sportives, etc.) est essentielle. Elle vous permet d'exister, à certains moments, en dehors de l'autre. Tant qu'elle est source de construction et non pas fuite de vos responsabilités, cette vie personnelle vous permettra de communiquer à l'autre vos sensations, vos émotions et votre expérience, d'en discuter ensemble et de vous enrichir mutuellement.Votre partenaire vous a choisi-e pour ce que vous êtes. Il sera ravi de vous voir vous épanouir si vous savez lui transmettre cet enrichissement. Mais ne tombez pas dans l'excès inverse : cultivez vos centres d'intérêt communs, prenez du plaisir à sortir ensemble, à découvrir, apprendre et partager des moments qui ne seront qu'à vous.
Savoir accepter la différence : Considérez les défauts et les faiblesses de l'autre avec indulgence. Ils ne lui enlèvent en rien ses qualités, celles pour lesquelles vous l'avez choisi. Dans la vie quotidienne, apprenez à relativiser les petits conflits, à les hiérarchiser. Ce n'est pas parce que le ton monte qu'une relation est en danger. Au contraire, exprimer ses ressentiments ou son désaccord, montrer de la colère, c'est sortir de soi-même un mal-être qui, s'il restait enfoui, pourrait prendre, par la suite, des proportions catastrophiques. Ecoutez donc ce que vous dit votre partenaire sans confondre systématiquement remarque un peu vive et critique. Et n'amalgamez pas le refus et le rejet.
Dans les difficultés plus intenses… : N'attendez pas que la situation s'envenime. Parlez de votre mal-être, de vos interrogations ou vos angoisses. Dressez un état des lieux à deux, essayez de trouver des réponses à deux. Avez-vous respecté les "règles" du jeu que vous aviez mises en place dès le départ dans votre couple ? Réfléchissez ensemble aux raisons essentielles qui ont réuni votre couple. Sont-elles remises en cause ? Ne vous braquez pas : certains conflits (fréquence des relations sexuelles, partage des tâches, éducation des enfants…) ne trouveront de solutions qu'avec des arrangements, des compromis et de la tolérance.
Le couple… un pari : Diversité des individus, des histoires et des équipages, il n'y a, bien sûr, pas de baguette magique pour faire durer son couple. Sans vivre dans une peur permanente de lendemains qui déchantent, la relation de couple ne doit jamais être considérée comme acquise. Il faut constamment la nourrir, la respecter et la chouchouter comme elle le mérite et comme elle l'exige. Si l'on veut que son couple dure.
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Les différences physiologiques entre hommes et femmes sont souvent à l'origine de nombreuses inquiétudes ou frustations. Bien les connaître, c'est mieux vivre ses rapports avec lui.
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Aucun couple n'a comme objectif premier de se séparer. Et pourtant, près de la moitié des mariages et une proportion encore plus grande des remariages et des unions de fait se terminent par une rupture. Est-il possible de prédire la séparation d'un couple? Certaines personnalités sont-elles plus prédisposées à la séparation que d'autres? Y a-t-il des moyens de l'éviter? Les recherches dans ce domaine sont encore jeunes, mais on connaît déjà des réponses.

Des courbes de survie
La trajectoire de vie des couples a fait l'objet d'une vaste étude menée pendant trois ans auprès de 175 couples. Des résultats? Au fil du temps, le taux d'unions stables a diminué de façon linéaire. Après un an, 82,6 p. 100 de l'ensemble des conjoints avaient « survécu à leur union » et étaient toujours avec leur partenaire. Après trois ans, ce chiffre était passé à 71,8 p. 100. C'est dire que près de 30 p. 100 des couples avaient connu une rupture d'union.
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Les courbes de « survie » diminuent beaucoup plus rapidement chez les conjoints insatisfaits de leur relation. Après trois ans, 89 p. 100 des conjoints heureux en ménage au début étaient toujours ensemble alors que seulement 48 p. 100 des conjoints insatisfaits vivaient encore avec leur partenaire. Ainsi, les couples dont la relation est empreinte de chicanes, de mésententes, de distance et de monotonie ont plus de 50 p. 100 de risques de connaître une rupture. Il y a même fort à parier qu'avec le temps, l'harmonie conjugale et la complicité ayant désormais fait place à l'insatisfaction, d'autres de ces couples choisiront de mettre un terme à leur relation.Jusqu'à maintenant, tous les chercheurs ne s'entendaient pas sur l'intensité du lien entre la satisfaction conjugale et la stabilité du couple. Nos résultats montrent clairement aujourd'hui l'influence prépondérante de cette satisfaction pour expliquer l'instabilité.Nous avons constaté, par ailleurs, que les conjoints de fait sont moins engagés dans leur relation que les gens mariés, qu'ils sont plus insatisfaits et plus instables. Parmi les 175 couples de notre étude, 60 p. 100 des conjoints cohabitaient avec leur partenaire et 40 p. 100 étaient mariés. Si le risque de rupture n'est pas le même pour les couples mariés et pour les conjoints de fait, il se profile toutefois de la même manière. Les courbes de survie de ces deux groupes sont en effet proportionnelles, ce qui nous a permis de poursuivre notre étude sans séparer les deux groupes.
Prévoir la rupture
Plusieurs éléments peuvent influer sur la stabilité d'un couple. Nous avons choisi de nous intéresser à certains traits ou caractéristiques stables que possède un individu avant d'entreprendre la vie commune. Ce sont ces mêmes traits qui, avec le temps, modifient sournoisement la manière dont les conjoints discutent et qui orientent la dynamique de couple, avons-nous constaté. Nous avons étudié ainsi la personnalité des conjoints, leur style d'attachement à leur partenaire et leur profil sociodémographique. Les effets de ces traits de personnalité sur la satisfaction conjugale nous renseignent sur la variation de la stabilité des couples.
Des personnalités à risque
Le névrotisme - on ne parle pas ici de névrose - est un trait de personnalité qui se définit par une grande sensibilité et par une propension à réagir vivement à toute situation ou à tout stimulus. Il occasionne une baisse importante du niveau de satisfaction chez les conjoints. En fait, parmi différents traits de personnalité comme l'extraversion, l'ouverture, l'amabilité et la propension à être consciencieux, le névrotisme chez la femme est le seul qui influe négativement à la fois sur le taux de satisfaction et sur le taux de stabilité des couples.Des auteurs américains expliquent le lien entre le névrotisme et l'issue des relations par le fait que les personnes plus atteintes éprouvent plus de difficulté à gérer les différends avec leur partenaire et qu'elles s'engagent plus fréquemment dans des discussions houleuses, incitant ainsi leur partenaire à se retirer. Il s'agit d'autant d'obstacles au bonheur et à la stabilité.Les femmes avec un taux de névrotisme très élevé sont par ailleurs plus dépressives. Leur hypersensibilité les rend plus vulnérables à la tristesse, à l'impuissance, à l'anxiété et à toutes les émotions reliées à la dépression. Ces émotions ont un effet dévastateur sur l'issue d'une union. Un attachement de type anxieux/ambivalent est un autre facteur négatif de satisfaction conjugale. Les personnes tendent ici à se questionner constamment quant à la qualité du lien conjugal et à vérifier, de différentes façons, la véracité de l'amour de leur conjoint. Elles doutent et se préoccupent exagérément de leur partenaire. Une telle attitude nuit à la qualité de la relation.Des explications ont été avancées. Sachant d'abord que les personnes anxieuses ont régulièrement besoin d'être réconfortées, on peut penser que ce trait risque d'augmenter la détresse conjugale des deux partenaires. En effet, la personne qui doit constamment rassurer son partenaire peut éprouver de la frustration et se sentir impuissante à calmer les anxiétés de l'autre. De son côté, la personne anxieuse peut entretenir l'impression que son partenaire est distant et qu'il ne veut pas s'investir autant qu'elle dans la relation. Cette hypothèse est d'autant plus plausible que, selon les recherches, les personnes anxieuses et ambivalentes tendent à choisir des partenaires distants et qui sont portés à se retirer. On sait par ailleurs que les femmes anxieuses et ambivalentes ont tendance à demeurer auprès de leur conjoint, et cela même si elles sont insatisfaites. Les hommes de ce type, par contre, choisissent plutôt de se séparer.
Facteurs sociodémographiques
L'âge des conjoints, leur niveau de scolarité, leur revenu, le nombre d'enfants provenant de l'union actuelle ou d'unions précédentes, le statut de la relation actuelle (marié ou cohabitant) ainsi que le nombre de relations précédentes, voilà autant de facteurs sociographiques présents dans notre étude. Aucun d'entre eux n'est relié à l'issue des relations par l'intermédiaire d'une chute de satisfaction conjugale. Cependant, certains sont directement associés à la pente de la courbe de survie des couples. Par exemple, plus le nombre de relations précédant l'union actuelle est élevé, plus le risque de rupture augmente.
Autre constat : plus la femme gagne un revenu élevé, moins elle risque de voir sa relation se terminer. C'est ce que démontre notre étude. Ceci peut s'expliquer par le fait que les couples qui doivent composer avec un revenu plus faible et qui subissent des pressions économiques plus grandes décrivent leur relation comme nettement plus insatisfaisante et instable. Alors, plus la femme contribue au revenu familial, plus elle allège ces pressions, ce qui diminue le risque de désunion.Ce résultat soulève de nouveau la controverse entourant le lien entre le rapport à l'argent et la dynamique des relations de couple. Certains chercheurs disent que la femme qui gagne un bon revenu, indépendante sur ce plan, a les moyens financiers de quitter son conjoint ou du moins, de remettre en question sa relation si elle ne la juge pas entièrement satisfaisante.
La thérapie peut-elle aider?
Le processus thérapeutique aide probablement mieux la femme que l'homme à comprendre certains enjeux qui pourraient, s'ils ne sont pas gérés efficacement, se répercuter directement sur la relation. Par exemple, une telle démarche conduit peut-être à une diminution graduelle des insécurités relationnelles et à l'utilisation de stratégies de résolution de problèmes mieux adaptées. Et le fait qu'un personne choisisse de s'occuper de son développement personnel peut démontrer un désir d'améliorer sa situation actuelle, conjugale ou autre. Traditionnellement, et même encore aujourd'hui, le bien-être conjugal de la femme joue souvent le rôle de baromètre au sein de la famille. Dans ce contexte, le recours à une aide professionnelle extérieure semble être grandement bénéfique pour la relation. Toutefois, le fait que, chez l'homme, l'investissement dans une démarche thérapeutique n'influe pas significativement sur l'issue de sa relation, soulève certaines questions. Le lien entre consultation thérapeutique et évolution des relations de couple doit être étudié de façon beaucoup plus approfondie.
Sous la loupe de la science
Notre étude a permis de démontrer la valeur scientifique de la modélisation du risque de désunion des couples. Au-delà du simple passage du temps, des facteurs objectifs jouent un rôle dans l'issue d'une relation. Comme nous l'avons vu, la détresse conjugale aiguë, le névrotisme, l'adoption d'un style d'attachement anxieux/ambivalent et le nombre de relations précédant l'union actuelle, peuvent augmenter les risques de séparation. Par contre, le revenu de la femme et le recours à une aide professionnelle minimisent les risques de rupture. Les professionnels de l'intervention clinique devraient porter une attention accrue à ces caractéristiques, tant au moment du diagnostic qu'au cours du traitement.
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